Le brochet

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default Le brochet

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 9:55

Nom Latin : Esox lucius.

Diminutifs : un broque, un bec (à cause de sa gueule en bec de canard). Les juvéniles sont appelés "brochetons", ou encore "sifflets".

Taille maxi : 1m45. Mais un brochet de 1m20 est déjà considéré comme un très gros spécimen, et beaucoup de pêcheurs rêvent d'en prendre un qui dépasse le mètre. À longueur égale le poids peut varier considérablement d'un sujet à l'autre, mais un bec "du mètre" pèse en général autour de 6-7kilos (parfois plus).

La taille moyenne dépend de la richesse du plan d'eau et de la pression de pêche. Elle se situe généralement entre 40 et 70 cm. Les femelles sont nettement plus grosses que les mâles, comme chez la plupart des poissons, si bien que quand on parle d'un gros sujet, l'exactitude et la galanterie voudraient que l'on dise "elle". Au fait savez vous reconnaître un mâle d'une femelle ?

Règlementation : En France le brochet est soumis à une taille légale de 50 cm dans les eaux de 2ème catégorie. Ce qui veut dire qu'un sujet de moins de 50 cm doit être remis à l'eau mort ou vif, sous peine de contravention.
Sa pêche est "fermée" (interdite) pendant la période de reproduction. Les dates de fermeture varient d'une département à l'autre ( en général de la fin Janvier à la mi-Avril ou mi-Mai). Pendant la fermeture les techniques permettant de prendre du brochet sont généralement interdites (vif, leurres, etc.).

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default Le carnassier roi

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 9:56

Le brochet a toujours été, et reste encore pour beaucoup de pêcheurs, le carnassier roi, le poisson de sport par excellence.
Aujourd'hui certains lui préfèrent le sandre, d'introduction récente en France, ce qui est à mon avis un non sens : certes le sandre est un poisson passionnant, mais sa défense est médiocre. Le brochet, lui, est un combattant exceptionnel, capable de rush tout en puissance ou de sauts spectaculaires au dessus de l'eau.
Sa morphologie est si typique qu'on peut difficilement le confondre avec une autre espèce. Inutile donc d'entrer dans le détail, un simple coup d'oeil à la photo permet de se faire une idée. Il faut simplement noter sa forme très fuselée, son "bec de canard", les nageoires dorsales et anales placées très en arrière, et surtout une dentition redoutable.
Les dents du brochet sont si tranchantes qu'aucun fil de pêche n'y résiste. C'est pourquoi on utilise systématiquement un bas de ligne (1) en acier. Gare aux doigts quand on décroche l'hameçon de la gueule d'un brochet, même petit. Des coupures en coups de rasoirs attendent le pêcheur maladroit...

D'un naturel agressif quand il se met en chasse, le brochet a alors tendance à attaquer toute proie passant à proximité de son poste d'affût, par contre il répugne à poursuivre. Son truc c'est plutôt l'attaque surprise, et s'il rate sa cible en général il n'insiste pas et préfère attendre une autre occasion. C'est pourquoi quand on manque un brochet en pêchant au lancer, il est très fréquent de le reprendre au passage suivant.

Conséquence de cette agressivité, il se pêche quasiment à toutes les techniques : vif, mort manié, mort posé, et tous les leurres possibles et imaginables. Les techniques actives (lancer) sont les plus productives, tandis que les pêches statiques permettent souvent de prendre les plus gros.

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default Une espèce fragile :

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 9:57

Autrefois abondant, le brochet a tendance à se raréfier, même si localement les effectifs restent très satisfaisants. Les trois principales causes de cette raréfaction sont :

  • La disparition ou l'assêchement prématuré des frayères qui constituent une menace très lourde dans certains lacs et cours d'eau. Voir "un peu d'écologie"
  • Une pression de pêche importante. Le brochet est victime de son succès : beaucoup de pêcheurs le recherchent en priorité. Et comme les jeunes sujets (jusqu'à 50-60 cm) sont particulièrement agressifs et vulnérables, dans les plans d'eau de taille modeste (étangs) les poissons adultes se font rares.
  • Une taille légale de capture trop basse. À 50 cm, un brochet mâle est généralement capable de se reproduire, mais il n'en va pas forcément de même des femelles. De plus, comme chez la plupart des animaux, la fertilité est médiocre lors de la première ponte.
    Depuis des années de nombreux pêcheurs réclament l'augmentation de la taille légale à 60 cm, mais en pure perte ! Cette mesure fait peur, certains craignant la désertion des viandards. (2)

Pour toutes ses raisons, il est de notre intérêt de ne pas prélever des brochets inconsidérément, ce n'est pas une espèce qui se renouvelle aussi facilement que d'autres (perche, sandre).

Pour l'avoir pêché dans certains pays comme l'Irlande, la Russie ou le Canada où il est très abondant, j'ai pris conscience de la mauvaise situation en France. Et j'ai donc décidé de relâcher systématiquement tous ceux que j'attrape, gros ou petits. Les Anglais et Hollandais font de même depuis des années, et chez eux la pêche du brochet est très bonne, malgré des problèmes de pollution comparables aux notres.
Bien sûr il n'y a rien de mal à en garder un de temps en temps, mais tuer systématiquement tout brochet de plus de 50 cm "parce qu'on y a droit" est une attitude irresponsable, digne d'une autre époque.

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default Un peu d'écologie

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 9:59

Une frayère est une zone de reproduction pour les poissons. Elle doit réunir certaines caractéristiques variables selon les espèces (profondeur, température, nature du fond, végétaux). Inutile de dire que la qualité et l'abondance des frayères jouent un rôle capital dans le maintient d'une population.
Le brochet pond au début du printemps. En rivière, il recherche les secteurs inondés par les crues. Ces zones peu profondes se réchauffent plus vite et sont riches en plancton, conditions indispensables à la survie des alevins.
Hélas, le drainage et le déboisement des bassins versants, le recalibrage et la régulation des rivières font que les zones favorables ne s'inondent plus assez longtemps, et chaque année la ponte peut être détruite par assèchement prématuré.

Même chose en lac de barrage, ou les variations rapides et fréquentes de niveau anéantissent souvent tout espoir de reproduction.
C'est pourquoi les populations de brochets se maintiennent beaucoup mieux en étang, où le niveau est relativement constant.

Une note d'optimisme : la tendance est à la réhabilitation des "zones tampons" (zones inondables avec couverture végétale, jouant le rôle d'éponges). Il ne fait guère de doute que le brochet serait l'un des premiers bénéficiaires de ces mesures.

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default Les moeurs du brochet

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:03

Poisson favori de la majorité des pêcheurs de carnassiers, et de surcroit espèce indigène présente en France depuis la nuit des temps, le brochet a été bien observé, et l'on pourrait penser que ses moeurs sont parfaitement connues. Pourtant il traîne encore quelques casseroles et idées fausses, dont certaines ont la vie dure.
Plutôt que de faire de grandes théories, jouons à Vrai ou Faux. Vous allez voir qu'une grande partie de la réputation du brochet est partiellement ou même complètement erronée.
C'est une brute toujours prête à attaquer ce qui passe à sa portée.
FAUX, en dehors de ses périodes d'activité alimentaire, c'est un gros paresseux qui cohabite avec ses proies sans aucune agressivité.
C'est un solitaire qui ne tolère pas la présence d'un autre brochet sur son territoire.
FAUX, il se peut qu'ils aient par moment des comportements territoriaux, mais les brochets cohabitent très bien, et peuvent même se concentrer dans certains secteurs. Ce n'est pas la règle, mais il n'est pas exceptionnel de trouver 3 ou 4 brochets dans le même poste d'affût. En revanche on n'a jamais observé de comportements de groupe, autrement dit c'est probablement chacun pour soi.
Quand on prend un brochet dans un poste il y a de fortes chances pour qu'un autre le remplace.
VRAI, il y a des postes à brochets comme il y a des coins à champignons (c'est d'ailleurs vrai pour la plupart des carnassiers). Toutefois il y a des postes saisonniers qui ne sont occupés qu'à certaines périodes. Dans les plans d'eau sans postes marqués les brochets sont plus mobiles et difficiles à localiser.

Ce n'est pas un poisson d'eau profonde comme le sandre.
FAUX, le brochet suit les vifs à n'importe quelle profondeur. J'en ai pris des dizaines par plus de 15 mètres de fond, notamment en hiver.
Photo : ce brochet a été pris par 20m de fond, en hiver.
Noter le ventre gonflé par la dilatation de la vessie natatoire.
Contrairement à la perche et au sandre,
il supporte bien les décompressions rapides.
Il passe tout son temps camouflé dans la végétation ou contre un obstacle.
FAUX, bien sûr le brochet aime se camoufler, mais il passe beaucoup de temps à "patrouiller" sur son territoire (souvent en longeant la rive), et dans les lacs profonds les gros brochets peuvent vivre en "pleine eau".
Dans un plan d'eau, tous les brochets se mettent à mordre en même temps.
Très souvent VRAI, sauf que le "tous" est de trop, car les gros chassent beaucoup moins souvent. Les raisons de ce synchronisme ne sont pas connues, je pense qu'il s'agit en grande partie d'une question de luminosité.
Il n'attaque que des proies vivantes et se désintéresse des proies immobiles.
FAUX, même s'il est vrai que la vue d'une proie nageant de façon désordonnée (signe de détresse) stimule son instinct de prédateur, le brochet est également charognard, particulièrement les gros.

Il chasse surtout à vue.
VRAI, le brochet aime la lumière. Il n'est pas très à l'aise dans les eaux troubles et se met très souvent en chasse aux moments de forte luminosité.
Photo : le brochet aime la lumière.
Celui-ci (90 cm), à attaqué , un leurre très brillant
à midi, un 15 Août et dans 3 m d'eau claire.
Il attaque de bas en haut.
VRAI, comme la plupart des poissons qui chassent à vue et à l'affût, le brochet est surtout intéressé par ce qui se passe au dessus de lui. Ainsi ses proies se détachent mieux à contre-jour, et il bénéficie de l'effet de surprise.
La pêche du brochet est meilleure en hiver qu'en été.
FAUX, l'été n'est pas la meilleure saison mais l'hiver est la plus mauvaise. Le printemps et l'automne sont supérieurs, avec des nuances selon les plans d'eau.

Il hésite à attaquer la perche à cause des piquants sur le dos.

FAUX ! La perche est une de ses proies de prédilection. En revanche je n'ai jamais vu un brochet ayant avalé un poisson chat. (NB. Un lecteur me signale un cas où il aurait trouvé un "chat" dans l'estomac d'un brochet. Dont acte)
Photo : la perche est un des meilleurs vifs pour le brochet.
Gros vif, gros brochet.
VRAI, on estime qu'un brochet peut ingurgiter sans difficulté des poissons mesurant 1/3 de sa propre longueur, et peut même aller jusqu'à la moitié. Ce n'est pas une règle absolue, mais les gros brochets attaquent plus volontier de grosses proies, qui constituent leur régime ordinaire.

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default 5 techniques pour peche le brochet

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:05

Les pêcheurs de brochet se répartissent en deux grandes familles : les pêcheurs statiques au vif, et les pêcheurs mobiles au lancer. Vaut-il mieux attendre le poisson sur un poste, ou au contraire partir à sa rencontre et prospecter beaucoup de terrain ? Qu'est-ce qui est le plus rentable, laquelle des ces deux options est la meilleure ?


Cela dépend de ce que l'on entend par rentable. S'il s'agit de prendre le plus de poissons possibles en un minimum de temps, alors la pêche au lancer est généralement plus "payante". S'il s'agit de chercher le beau brochet sans se soucier du nombre de captures, alors la pêche au vif est supérieure. Tout ceci " en général " car bien sûr ces règles ne sont pas absolues et il peut arriver que ces tendances s'inversent au gré de circonstances particulières.
Brochets mordeurs = pêche au lancer


La raison pour laquelle la pêche au lancer est plus productive est avant tout mécanique. Elle permet de couvrir beaucoup de terrain et de pêcher des postes inaccessibles au pêcheur au vif, soit parce qu'ils sont trop loin, soit parce qu'ils sont trop encombrés. Essayez de lancer et ramener un vif au même rythme qu'une cuiller, et vous comprendrez tout de suite...
Hors plus l'on prospecte de coups différents et plus l'on a de chances de rencontrer un brochet mordeur. C'est mathématique et cela se vérifie d'autant plus que les poissons sont agressifs, donc faciles à prendre, surtout avec une technique qui précisément joue sur leurs réflexes d'agressivité. Les jours fastes, un bon lanceur fait rapidement la différence.
Gros brochet ou pêche difficile = vif


Mais qu'en est-il les jours où ça mord mal, quand le poisson est peu agressif ? Dans ce cas la tendance s'inverse, car il ne s'agit plus de croiser le plus de poissons possible, mais d'arriver à en faire mordre quelques uns, qui n'en ont pas spécialement envie. La pêche au vif (statique ou prospection lente) est alors préférable, car elle permet d'insister de façon convaincante, surtout si l'on dispose de vifs bien vigoureux qui se font rapidement remarquer.
C'est particulièrement vrai à certaines époques de l'année, par exemple en été par eau très chaude ou en hiver par eau très froide, ce qui provoque une certaine apathie du brochet.
C'est souvent vrai également quand la nourriture est si abondante que les brochets sont repus et peu enclin à poursuivre un leurre rapide (à moins d'être capable d'animer très lentement). C'est enfin vrai la plupart du temps avec les gros brochets, qui sont moins "impulsifs" et moins "sportifs" que leurs cadets.
Le lancer permet de progresser plus vite


Au final, on s'aperçoit que les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients, et dans l'idéal, plutôt que de faire un choix définitif pour l'une ou l'autre, il est plus judicieux d'alterner en fonction des circonstances. Après tout le pêcheur est un prédateur, et à ce titre ne doit-il, pas être aussi opportuniste que le poisson qu'il traque ?

Pour être complet, il faut aborder un autre aspect de cette question, qui est la personnalité du pêcheur et la conception qu'il se fait de la pêche. Certains sont plus enclins à l'attente patiente, d'autres préfèrent partir à l'aventure, c'est une affaire de tempérament, ça ne se discute pas. Il faut toutefois noter que la majorité des spécialistes du brochet sont ou ont été des pêcheurs au lancer (pas forcément exclusifs).
Ce n'est pas par hasard : la pêche itinérante et la prospection intensive permettent d'acquérir beaucoup plus d'informations dans le même laps de temps, et donc d'apprendre plus vite, de mieux connaître les moeurs changeantes du poisson, et finalement de progresser davantage et plus rapidement.

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default Trouver ce qui marche au jour le jour

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:06

Le brochet est susceptible d'attaquer une grande variété de proies, il est donc possible de le pêcher au moyen d'un grand nombre de techniques depuis les plus "naturelles", comme la pêche au vif, jusqu'aux plus farfelues (en apparence) comme la pêche avec des leurres qui n'imitent aucune proie connue.


Le problème est que la meilleure technique à un endroit et un moment donné peut varier du tout au tout. C'est d'ailleurs ce qui fait l'intérêt et la subtilité de la pêche des carnassiers : si pour chaque espèce il existait une technique supérieure aux autres en toutes circonstances, tout le monde ne pêcherait qu'à ça et la messe serait dite.
Le pêcheur de brochet sérieux se doit de maîtriser
plusieurs techniques complémentaires.



Par exemple :

  • Une pêche statique ou insistante aux appats naturels (vif, tirette, sondée, mort posé), qui peut faire la différence les jours où ils sont peu actifs.
  • Une pêche de prospection intensive (mort manié, cuiller, poisson nageur, certains leurres de surface) qui permette de battre beaucoup de terrain en un minimum de temps.
  • Une technique de précision pour prospecter minutieusement les secteurs encombrés (leurre souple sur montage anti-herbe, jig).
  • Enfin, là où c'est autorisé, on gagne à connaître les techniques de pêche à la traîne car c'est une des méthodes les plus efficaces pour prendre du brochet, et du gros.

Après, le choix d'utiliser telle ou telle méthode dépendra des circonstances du moment, c'est à dire de l'humeur des poissons et du type de postes sur lesquels ils se tiennent. En effet, dans la majorité des cas, les brochets d'un plan d'eau adoptent des comportements et des tenues similaires. Une fois qu'on a trouvé ce qui marche le mieux ce jour là, les réultats peuvent être surprenants : au lieu d'avoir péniblement une ou deux touches dans la journée, on peut parfois en avoir 10 ou 20.
Beaucoup de pêcheurs trop casaniers qui ne pratiquent qu'une seule technique ignorent ce phénomène. On les entend régulièrement se plaindre qu'il n'y a plus de brochets, alors qu'en fait ils ne font pas l'effort de les pêcher correctement : c'est au pêcheur de s'adapter à l'humeur du poisson, pas le contraire.
Les conditions de pêche doivent primer
sur les goûts personnels et les habitudes.



Beaucoup de pêcheurs refusent d'admettre ce principe, de façon plus ou moins consciente. Après tout, on va à la pêche pour se faire plaisir, et si on préfère pratiquer telle technique plutôt que telle autre, où est le mal ?
Photos: on ne pêche pas de la même façon
en pleine eau...

Il n'y a pas de mal en soit, sauf que l'on risque de se "regarder pêcher" comme à la parade, en oubliant que l'on est venu pour prendre du poisson. Quelqu'un qui ne pratique qu'une technique, aussi bon soit-il, ne peut prétendre être un spécialiste du brochet. Tout au plus il est le spécialiste d'une technique, et le jour où elle ne donne pas il se fait damer le pion par le premier venu.

Mais qu'on se rassure, il y a souvent moyen de concilier préférences personnelles et efficacité. En effet, au sein des grandes catégories de technique à connaître (statique, prospection intensive, prospection minutieuse en milieu encombré), on peut faire des choix qui n'auront pas une importance capitale.

Par exemple quelle différence entre le mort manié et la cuiller ondulante ? Pour moi ce sont deux techniques quasiment identiques en ce qui concerne le brochet. Même matériel, même animation, même types de postes, même comportement dans l'eau à peu de chose près. On peut utiliser l'une ou l'autre sans constater une grosse différence, si ce n'est que l'ondulante offre un plus grand choix de couleurs et a une nage souvent plus versatile. Donc, selon que l'on est plutôt leurre ou appât naturel, que l'on a un budget serré ou que l'on ne peut pas se procurer ou stocker des vifs, on choisira l'un ou l'autre.

... qu'en milieu très encombré.

En revanche, si les brochets se tiennent dans des herbiers peu profonds ou dans d'épais buissons à demi immergés, ni le mort manié ni l'ondulante ne permettent de les pêcher efficacement. Au dessus des herbiers un poisson nageur ou une cuiller tournante (spinnerbait ou autre) seront nettement plus performants. Dans les buissons un jigs anti-herbe ou un leurre souple sur montage texan seront imbattables, etc.

Analyser rapidement la situation, trouver les techniques les mieux adaptées et passer de l'une à l'autre sans difficultés, voilà ce qui caractérise le spécialiste.

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default Les techniques dites naturelles

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:07

Le mort manié
De toutes les techniques possibles pour le brochet, c'est une des plus polyvalentes, je dirais même l'une des plus "évidentes".


Elle permet de pêcher dans une grande variété de conditions, avec une efficacité rarement prise en défaut.
Il suffit en effet de jouer sur la plombée pour passer de la pêche profonde ou en courant rapide à une prospection planante quelques dizaines de centimètres sous la surface. Le rythme de prospection peut aussi être adapté, et varier de "minutieux et insistant" à "rapide et intensif".
Le mort manié est efficace et économique...


Les refus sont rares puisque l'on propose une proie naturelle, et le jour où un brochet en chasse refusera d'attaquer un vrai poisson bien présenté, il y aura du souci à se faire :-) Les reflets émis par un poisson mort savamment animé "parlent" au brochet en chasse, il n'y a aucun doute sur ce point.
Autre avantage : c'est une technique relativement économique, à condition de "faire" soi-même ses vifs et ses montures.

Pour autant, peut-on dire que le mort manié est une technique nécessaire et suffisante pour le brochet, autrement dit que l'on peut très bien se contenter de ne le pêcher qu'à ça ?
Non, car il existe un certain nombre de circonstances dans lesquelles cette méthode est prise en défaut. J'en vois au moins deux évidentes : quand les brochets ne sont quasiment prenables qu'au vif, et quand ils se tiennent dans de vastes secteurs très encombrés (notamment herbeux) où une monture à poisson mort ne peut pêcher efficacement.
... mais pas infaillible.


Bon, mais peut-on dire que, en dehors de ces deux cas particuliers, le mort manié est globalement plus efficace que les autres techniques ?
Non plus. Il y a eu en 99-2000 un Challenge Carnassiers : la plupart des épreuves se sont gagnées avec des brochets, la plupart étaient ouvertes au mort manié et aux leurres, les pêcheurs au mort manié étaient très majoritaires en nombre, et pourtant la moitié des rencontres (y compris la finale) ont été gagnées aux leurres. Il est difficile d'en tirer des conclusions indiscutables, car trop de paramètres entrent en compte dans une compétition, mais on peut au minimum affirmer qu'entre un très bon pêcheur au manié et un très bon pêcheur aux leurres, le premier n'a pas forcément l'avantage.
C'est qu'en effet, si le mort manié provoque très peu de refus, il ne faut pas en conclure qu'il provoque plus d'attaques, ce sont deux choses différentes. Notamment le brochet n'attaque pas toujours par faim, il a aussi des réactions réflexes purement agressives, qui peuvent être plus facilement provoquées par un leurre.

Le vif itinérant
Largement plébiscitée par les pêcheurs français, la pêche du brochet au vif n'est pourtant pas la plus efficace. En temps normal c'est une technique régulière et moyennement productive, mais il y a des cas où sa supériorité ne peut être mise en doute, surtout si l'on prend la peine d'en faire une méthode de prospection active.


Pour beaucoup de pêcheurs de brochet le vif est LA technique de référence, et nombreux sont ceux qui ne pêchent jamais autrement. Ils partent du principe que l'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre, et que si un brochet a le choix entre attaquer un vrai poisson vivant ou une copie plus ou moins conforme, il ne fait guère de doute qu'il préfèrera le premier.
Cela semble logique, mais dans la pratique les choses ne se passent pas comme on le voudrait : j'ai vu au cours de ma carrière de pêcheur trop d'exemples de brochets pris au manié ou aux leurres entre deux lignes à vif pour avoir encore la moindre illusion quant à la prétendue infaillibilité du naturel. Il ne faut pas oublier que les poissons ne réfléchissent pas, ils réagissent, et leurs réactions échappent souvent à notre logique.
Pratiquée à bon escient la pêche au vif est redoutable.


Quoiqu'il en soit, je pense qu'il faut considérer la pêche au vif comme une technique parmis d'autres, avec ses points forts et ses lacunes, ses périodes fastes ou creuses. Pratiquée sans discernement, c'est à dire systématiquement et n'importe où, elle n'est pas très productive si l'on fait une moyenne sur la saison. En revanche pratiquée à bon escient elle peut être redoutable.

Il existe une énorme différence entre la pêche au vif statique, de loin la plus pratiquée (on place une ou plusieurs lignes dans un secteur et on attend) et la pêche au vif itinérante (on change fréquemment de secteur et on anime son vif).
La deuxième méthode est de loin la plus efficace et se rapproche des techniques de prospection au lancer, ceci explique sans doute cela. C'est le principe de la tirette pour le sandre, de la sondée, de la longue coulée ou de la dérive pour le brochet.

Pourtant le vif itinérant est assez peu pratiqué, et l'explication est sans doute psychologique.
Ce que beaucoup apprécient dans la pêche au vif, c'est son côté statique, pas fatiguant ni "prise de tête" : on tend ses lignes et ça pêche tout seul.
Les adeptes de la pêche de prospection, eux, apprécient le côté actif et la liberté de manoeuvre. Se coltiner un seau à vifs (dieu sait qu'on en consomme dés qu'on commence à les animer) et une canne de 4 ou 5 mètres en terrain accidenté, ce n'est pas vraiment leur tasse de thé. Le pêcheur en barque est terriblement avantagé sur ce point, car c'est le bateau qui porte tout...
Parfois irremplaçable


J'ai dit en introduction que dans certaines circonstances la pêche au vif est d'une supériorité indiscutable. Je vois au moins deux exemples :
- lorsque l'on décide de se spécialiser dans la pêche exclusive du trophée, du spécimen. On ne peut pas nier que la pêche avec de gros ou très gros vifs (20 à 30 cm et plus) augmente beaucoup les chances de toucher un brochet record. Au bout de combien de sorties, c'est toute la question...

- lorsque les brochets sont attablés sur de grosses concentrations de petits vifs. Il peut alors s'avérer très difficile de les faire mordre à autre chose, tout se passe comme s'ils étaient hypnotisés, ou plutôt conditionnés pour n'attaquer que ce type de proie. Un vif peut alors faire une grosse différence, à condition qu'il soit "frais" et vigoureux pour, en se débattant, créer une agitation qui le fera remarquer et provoquera l'attaque.
Comme illustration de ce propos, j'ai vu des cas flagrants où je pêchais mes vifs en ayant tendu des lignes eschées des mêmes vifs juste à côté. Ces montages étaient superbement ignorés, tandis que les vifs que je ramenais sur la fragile ligne à friture étaient très souvent attaqués. La raison est qu'au moment de sa capture, un vif se débat avec une vigueur et une énergie incomparables, une sorte de paroxisme qu'il est malheureusement impossible d'imiter et qui ne dure qu'une grosse poignée de secondes. Quand les brochets sont à la fois conditionnés et gavés, ce phénomène peut tourner au casse-tête, un peu comme quand une truite ne monte que sur des spents qui battent encore des ailes.

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default Les pêches aux leurres

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:10

Poissons nageurs
Le poisson nageur permet de prendre tous les poissons chasseurs, mais il faut reconnaître que le brochet et lui sont fait pour s'entendre. L'attirance du brochet pour ce type de leurres est d'autant plus remarquable que la grande majorité des modèles n'ont pas été conçus pour lui mais pour le bass ou la truite.
Ça n'a pas l'air de le déranger le moins du monde :-)



Les raisons de ce succés sont à rechercher dans les moeurs du poisson et le comportement du leurre :
Il sont faits pour s'entendre...




  • Le brochet est avant tout un chasseur à vue qui affectionne les eaux plutôt claires et les luminosités importantes (autrement dit les eaux peu profondes).
    Or le poisson nageur est essentiellement un leurre à effet visuel, une imitation très réaliste d'un poissonnet (aussi bien par la taille, la silhouette ou la décoration que par le comportement).
  • Le brochet s'intéresse surtout à ce qui se passe au dessus de lui.
    Le champ d'action privilégié du poisson nageur se situe entre la surface et quelques mètres de profondeur (entre 0 et 2 m pour la grande majorité des modèles).
  • Le brochet attaque de préférence les poissons en difficulté, incapable qu'il est de les prendre à la course.
    Le poisson nageur excelle dans les animations désordonnées, avec des accélérations entrecoupées de pause, le tout entre deux eaux.

Si j'osais, je dirais que le brochet et le poisson nageur occupent la même niche écologique :-))
Portrait robot du modèle de base


Ceci étant dit, il existe une grande variété de poissons nageurs, et si tous peuvent prendre du brochet certains sont plus recommandés que d'autres.

Cela dépend beaucoup des conditions d'utilisation, mais on peut dire que pour une prospection classique au lancer les crankbaits sont moins souvent utiles que les nageurs classiques, eux même un peu moins efficaces que les jerkbaits. Pour de la pêche à la traîne ce serait plutôt l'inverse.
Pour plus de détails sur ces différents modèles se reporter à "Les différents types de poissons nageurs"

S'il fallait dresser le portrait robot du poisson nageur de base pour le brochet, je choisirais un jerkbait suspender de 10-15 cm, ayant quand même une certaine capacité de nage automatique, et capable de descendre à 1m50 sur un lancer d'une vingtaine de mètres. Décoration plutôt brillante (argent ou doré), et si possible un système bruiteur mais assez discret.
Bien sûr il y a d'autres modèles, tailles ou couleurs qui peuvent très bien marcher, et parfois mieux (comme les magnums, les articulés flottants ou la couleur Fire Tiger), mais le modèle que je décris est celui que j'utiliserais par défaut, en l'absence de tout indice me signalant un autre choix.
Ce n'est pas un leurre très polyvalent


Pour terminer, quels sont les points faibles et les limitations du poisson nageur ?
On peut tout d'abord lui reprocher son prix élevé, c'est le plus cher de tous les leurres. Il est donc difficile de se constituer une boite bien garnie, et quand on pêche du bord les risques de s'accrocher et de perdre le leurre constituent un frein certain à son utilisation. En bateau ce problème n'existe pas, on en perd très peu.

Ce n'est pas un leurre qui permet des utilisations très polyvalentes. Chaque modèle a un champ d'action qui lui est propre (selon sa conception), et pour faire face à différentes situations il faut disposer de plusieurs modèles.

Il n'est pas adapté à la pêche profonde, il ne permet pas de suivre facilement les accidents du relief, il n'est pas vraiment à l'aise non plus en milieu très encombré.

En fait c'est un leurre plutôt spécialisé dans la prospection semi-intensive à intensive de zone dégagées ou semi-encombrées, et dans des profondeurs limitées d'eau plutôt claire. Quand les brochets se tiennent dans ce genre de secteurs, ce qui est fréquent, tout va bien. Quand ils sont en profondeur ou au coeur des obstacles, il faut passer à autre chose, comme la cuiller ou le jig.

Cuilleres
Je ne prends pas de risques en donnant la pêche à la cuiller comme incontournable pour le brochet. Non seulement c'est la technique la plus populaire en France, mais entre tournantes, ondulantes, spinnerbait et cuiller à dandiner elle répond quasiment à toutes les conditions possibles.
C'est ce qui s'appelle "ratisser" large ;-)



Enfin bon, quand je dis "toutes les conditions possibles", c'est exagéré. Disons que mis à part le cas particulier de la dandine, les cuillers sont tout de même des leurres destinés à la prospection rapide. Elles sont idéales pour couvrir du terrain, car elles se lancent loin et travaillent beaucoup: vibrations et reflets maximum, vitesse de récupération moyenne à élevée, possibilité de varier la profondeur très simplement, ce sont des leurres polyvalents et conçus pour provoquer des reflexes d'attaque sans trop faire dans la dentelle.

C'est ce qui les rend agréables et populaires. Cette stratégie qui consiste à prospecter assez rapidement beaucoup de postes sans trop insister peut sembler assez primaire, mais elle a largement fait ses preuves. Elle permet d'avoir plus de touches dans la majorité des cas, y compris en compétition, où ceux qui pratiquent cette méthode se classent régulièrement dans les premiers.
Photo: deux jolis becs pris à la l'ondulante sur le lac du Der (photo Thierry Lacombe)
Ceux qui lisent les revues halieutiques se sont peut-être aperçu que l'on y trouve assez peu d'articles techniques sur la cuiller tournante pour le brochet, alors que l'on parle très souvent du poisson nageur ou autres leurres plus à la mode. Cette apparente désaffection est surtout due au fait que tout ou presque a déjà été dit sur la tournante, et il ne faudrait pas en conclure que c'est un leurre dépassé.

D'ailleurs le récent engouement pour le spinnerbait nous rappelle que ce type de leurre reste l'un des plus prisés de maître Esox. Personnellement quand je me prépare pour un voyage de pêche au brochet à l'étranger, que ce soit en Irlande ou au Canada, la première boite à leurres que j'ai soin de remplir à ras-bords est celle des grosses cuillers tournantes, et dans certains cas il m'arrive de ne pas utiliser autre chose durant tout le séjour.

L'ondulante est moins employée et c'est une grosse erreur, mais il est vrai que ce leurre est d'un emploi moins évident pour le débutant. Il demande à être travaillé davantage, et son utilisation s'apparente au mort manié. Moyennant quoi il permet des prospections plus subtiles, avec des cassures radicales dans le rythme et l'allure, qui permet de réussir quand les brochets sont moins agressifs.
On peut également l'utiliser pour la prospection de grands espaces, à un rythme plus soutenu. En effet l'ondulante jette des reflets très importants de par sa surface, et les gros modèles mettent dans l'eau des "coups de pelle" qui sont perçus de loin par les brochets. Ces fortes pulsations sont synonymes de grosse proie, et il n'y a rien qui "parle" à un gros brochet comme la perspective d'un repas copieux. C'est ce qui explique que la grosse ondulante est un très bon leurre pour la traîne.


Jigs
Peu connue en France, la pêche au jig est à peu près aussi populaire aux USA que la pêche au vif chez nous : ce n'est pas peu dire.
L'efficacité sur le brochet est excellente, et c'est sans doute la meilleure technique pour aller le chercher au coeur des obstacles.



Un jig est une tête plombée habillée d'une jupe



Certains modèles sont équipés d'un système anti-accroche (brosse en nylon), mais ce n'est pas une obligation. En dépit de son air un peu frivole c'est un leurre à animer rustique, voire même basique, qu'on utilise pour des prospections minutieuses de secteurs restreints, comme un tombant, des trouées dans les herbiers ou des bois noyés.

Il est à noter qu'il existe une variété peu connue de leurres souples qui imitent le jig, ce sont les "spider grub" ou leurre souple arraignée. Bien que ce soient deux leurres très différents dans leur conception, ils ont à mon avis le même champ d'utilisation, et je les mets à peu près dans le même panier.
Le spider grub offre en plus la possibilité d'être employé sur montage texan, c'est à dire radicalement anti-herbe pour les prospections les plus scabreuses.
Un concurrent du mort manié et du LS...


Le jig est le complément des leurres de prospection rapide (cuiller, poisson nageur, etc.), et il entre directement en compétition avec le mort manié et le leurre souple.
Par rapport à ces deux techniques, il présente plusieurs avantages qui, ajoutés les uns aux autres, lui confèrent une certaine supériorité, en tout cas pour le brochet et en milieu encombré :

1/ Il accroche peu et permet de pêcher sans crainte et assez rapidement des poste encombrés (à condition qu'il soit muni d'une brosse, évidemment). C'est un avantage déterminant, qui à lui seul justifie son utilisation. Il n'y a pas de crainte à avoir au sujet des risques de ratés, en tout cas pas avec le brochet qui attaque franchement. Le tout est d'avoir une canne assez raide et de ferrer fort.
Les performances du jig anti-accroche dans les obstacles sont comparables à celles du spinnerbait, à savoir très bonnes dans les branches et les herbiers à tige dure (genre nénuphars). Dans les herbiers tendres ou les broussailles fines, je lui préfère le spider grub sur montage texan.

2/ Il offre une silhouette volumineuse, notamment si l'on ajoute un trailer (exemple : leurre souple), sans avoir les inconvénients d'un gros leurre, c'est à dire une inertie excessive et désagréable. On sait que le brochet est sensible aux "belles bouchées"...

3/ La jupe a un effet "parachute", qui fait que la nage est plus coulée, plus planante. L'ensemble plonge moins vite sur un relâcher, pêche plus haut, autrement dit travaille bien dans le champ de vision du brochet.

4/ Les fibres très mobiles de la jupe travaillent à la moindre sollicitation, sur des secousses de faible amplitude, ce qui est un plus quand on pêche dans un mouchoir de poche.

Quasiment inconnu en France


Pour toutes ces raisons, le jig mérite de figurer en bonne place dans la boite à leurre du pêcheur de brochet. Quand on l'a essayé assez longtemps pour prendre confiance en son efficacité, il devient difficile de s'en passer, et l'on se surprend à rechercher les secteurs les plus encombrés pour y pratiquer des techniques aussi passionnantes que le "flipping" ou le "pitching", sortes de lancers sous la main pour des prospections diaboliques de discrétion et de précision. Nous aurons l'occasion d'en reparler.

Le hic est que le jig ou le spider grub sont des leurres peu connus du grand public en France, et l'on a plus de difficultés à s'en procurer qu'à prendre du poisson avec... Toutefois les choses évoluent et les leurres américains étant à la mode on commence à trouver de tout, à condition de chercher un peu.

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Message  Vincentcorsa le Mar 28 Avr - 17:37


le brochet:



Nom sientifique: Esox lucius famille : Ésocidés

Description

-Le brochet est fusiforme et couvert de fines
écailles, avec des différences selon son milieu de vie. Les flancs et
le dos sont généralement verdâtres ou jaunâtres. Des individus de plus
de 150 cm et de plus de 20 kg existent mais sont assez rares (ce sont
généralement des femelles). Il a des yeux noirs, entourés d'or et
immobiles au-dessus de la tête avec un champ visuel de 70°. La nageoire
dorsale constitue pour ce poisson un véritable propulseur
supplémentaire. Il a une gueule longue, aplatie, et dotée de 700 dents
pointues et crochues, capables de repousser.
Des pores céphaliques placées sur chaque mandibule et reliées à la
ligne latérale, rendent possible au brochet de ressentir la moindre
vibration, même de très loin.

Répartition

-Il affectionne les rivières à courant lent, les bras morts et les lacs. Il défend son territoire contre toute intrusion.

Reproduction

-La période de frai se produit de février à
avril (eau entre 5 et 12 °C). La femelle pond environ entre 15 000 et
20 000 œufs par kg de son poids. Les œufs sont déposés dans les
herbiers situés près des berges. Sa croissance est rapide 30 cm à la
fin de sa première année, 50 cm à la fin de sa seconde, puis 10 cm par
ans jusqu'à 100 cm, en cas de croissance normale. Il est intéressant de
noter que le brochet utilise 17% de ce qu'il mange en créant
directement du muscle.

Nouriture

- Il commence par se nourrir de zooplanctons et
d'insectes lorsqu'il est alevin (30 mm). Ensuite, à l'âge adulte, il se
nourrit de poissons vivants, malades ou morts , mais ne dédaigne pas
quelques extras (écrevisse, grenouille, caneton, poule d'eau,
rongeur...). Le cannibalisme n'est pas rare chez les brochets. C'est un
poisson qui chasse en embuscade; il se camoufle dans les herbes
aquatiques ou se confond avec des branchages immergés, et attend qu'une
proie passe à sa portée. Son corps élancé n'est pas adapté à de longues
poursuites mais bien aux accélérations brusques et en ligne droite.
Le brochet ne parcourt pas de longues distances à la recherche de sa
nourriture. Capable de rester de longues heures immobile, la tête plus
basse que le corps, nageoires ventrales ondulant à peine. Lorsqu’il se
met en position horizontale sans se montrer agressif, c’est le signe
que la digestion est terminée. Mais quand il se positionne tête dirigée
vers le haut, il esT prêt à bondir et c’est alors le sauve-qui-peut
général !

Pêche

-au mort manié, aux vifs , aux leurres .

Durée de vie : en moyenne 10 ans, jusqu’à 20 ans
Taille : en moyenne 60 cm, jusqu’à 1,40 m
Poids : en moyenne 3 kg, jusqu’à 25 kg


Périodes de pêche

_________________
partageons notre passion dans le respect et la bonne humeur.

La pêche est une drogue donc abusons d'elle sans modération !

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