Le sandre

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Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:13


Vincentcorsa
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Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:18

Nom Latin : Sander lucioperca et non Stizostedion lucioperca (ancienne appellation)

Diminutifs : aucun à ma connaissance. Même si les premiers temps il a pu être nommé "brochet-perche", c'est de l'histoire ancienne. J'ai connu un vieux pêcheur aux engins qui l'appelait avec mépris "crocodile du Danube" :-))
Les juvéniles sont appelés "sandrillons".
Taille maxi : 1m15/1m20 environ (en France), pour un poids de 12/15 kg. Un sandre de 1m est considéré comme un très gros spécimen.
La taille moyenne : Elle se situe généralement entre 40 et 70 cm pour un poids de 800 gr à 2kg500/3kg. La taille moyenne des captures varie beaucoup d'un plan d'eau à l'autre, en fonction de la pyramide des âges : dans certains plans d'eau on prend beaucoup de petits, dans d'autre les prises sont plus rares mais de plus grande taille.
Reproduction : Le sandre possède une caractéristique commune avec le black bass : le mâle construit un nid sur lequel il attire une ou plusieurs femelles qui viennent y faire féconder leurs oeufs. Dés la ponte achevée la femelle disparaît et va se refaire une santé en s'alimentant copieusement. Le mâle, lui, monte la garde sur le nid et repousse les "envahisseurs" : autres poissons, écrevisses, etc. qui tentent de dévorer les oeufs. De plus, il ventile la ponte avec sa large nageoire caudale pour en éliminer les dépots vaseux et éviter le colmatage.
Bref, c'est un géniteur attentionné, du moins jusqu'à l'éclosion de la ponte, ce qui, en plus de la forte fécondité propre à tous les percidés, garantit bien souvent un fort taux de réussite. Mais il y a un hic, et de taille : pendant toute la durée de l'incubation, quand le mâle "charbonnier" (ainsi nommé car à cette période il prend une teinte noirâtre) protège son nid, il est d'une très grande agressivité, et attaque tout ce qui s'approche du nid. Il est alors une proie très facile pour les pêcheurs peu scrupuleux, les fameux "viandards", qui n'hésitent pas à piller les zones de frayère, profitant du vide juridique qui ne protège pas cette espèce pendant sa frai. La parade est pourtant simple : il suffirait de mettre en réserve temporaire, de février à juin, les zones de frayère les plus connues, pour éviter le pillage et permettre un bon recrutement.
Règlementation : le sandre est soumis à une taille légale de 40 cm dans la plupart des eaux de 2ème catégorie, mais il y a des exceptions car certains départements n'ont pas de taille légale du tout.
Il n'existe pas de période de fermeture spécifique nationale pour le sandre, ce qui est d'ailleurs un scandale, ce poisson étant très vulnérable en période de reproduction. Cette situation est probablement appelée à changer dans les prochaines années, et certains département avant-gardistes ont instauré une telle mesure.
Il faut noter toutefois que pendant la fermeture de la pêche au brochet, beaucoup de techniques qui permettent de pêcher le sandre (vif, mort posé, leurres) sont interdites. Dans tous les cas vous devez consulter la règlementation de votre département (arrêté préfectorale).
Signes disctinctifs : corps, allongé, deux nageoires dorsales, la première étant épineuse et tachetée de noir. Ecailles très rugueuses, flanc argentés pigmentés de noir, dos foncé présentant des marbrures verticales plus ou moins marquées. Forte dendition, notamment plusieurs paires de crocs. Yeux globuleux, noirs ou vitreux selon l'éclairage.
Le sandre possède une très bonne vision crépusculaire, et adopte volontier des moeurs nocturne, notamment dans les eaux très claires. C'est un chasseur méthodique et très efficace, beaucoup plus précis que le brochet dans ces attaques

Ses détracteurs ont été submergés par l'engouement
que cette espèce a suscité chez les pêcheurs de carnassiers.
Prédateur non autochtone en France, le sandre a colonisé en l'espace de 40 ans la quasi totalité de nos eaux de seconde catégorie, à l'exception de certains grands lacs (exemples: Sainte Croix, Serre Ponçon), étangs et fleuves côtiers où il n'a pas été introduit. Si cette colonisation a été aussi rapide c'est parce que dans bien des cas elle a été largement favorisée par l'homme.
Bien sûr il y a eu au début de son apparition de grandes controverses, et par endroit le sandre fût accusé de tous les maux, un peu comme le silure aujourd'hui... Mais rapidement ses détracteurs ont été submergés par l'engouement que cette espèce a suscité chez les pêcheurs de carnassiers.
Il faut dire qu'en dépit de sa combativité plutôt médiocre, le sandre a des qualités indéniables : croissance rapide, fertilité importante, chair très savoureuse, et il s'accomode bien des eaux eutrophisées (1), dans les limites du raisonnable. Il est en mesure de repeupler des plans d'eau où le brochet est en situation précaire par manque de frayères (2) adaptées.
Lors de son apparition on a connu une explosion démographique spectaculaire. Il s'est alors fait des pêches miraculeuses, à l'origine de nombreuses vocations de traqueurs de carnassiers. On peut dire que l'’ge d'or du sandre à marqué un tournant historique dans l'histoire de la pêche en France.
Aujourd'hui cette époque est révolue, et sa pêche peut être parfois ingrate. Il est vrai que nous n'avons pas encore tout compris des moeurs de cette espèce, et beaucoup de théories bâties dans l'euphorie des jours fastes doivent aujourd'hui être remises en question
Glossaire :
1- Eaux eutrophisées : eaux très riches, très productives. L'eutrophisation peut être un phénomène naturel, mais bien souvent elle est due à un enrichissement excessif et artificiel en matières organiques, phosphates, nitrates, etc. et ce terme est souvent synonyme de pollution. Les principaux effets négatifs de l'eutrophisation sont la perte de transparence (eaux vertes à cause du plancton), l'envasement, les déficits chroniques en oxygène.
2- Frayère : zone de reproduction pour les poissons. Une frayère doit réunir certaines caractéristiques variables selon les espèces (profondeur, température, nature du fond, végétaux). Inutile de dire que la qualité et l'abondance des frayères jouent un rôle capital dans le maintient d'une population.

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default Le sandre et son nid

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:23

On parle beaucoup des frayères à sandre, de la fraie du sandre, de son fameux nid sur lequel il monte la garde, mais combien de pêcheurs en ont déjà vu un ? Voici quelques photos et explications.

Ces photos ont été prises sur une frayère en cours d'assêchement, suite à une baisse de niveau d'eau (retenue EDF). Une dizaine de nids étaient dispersés sur environ 2 ha, pour ne parler que de ceux qui étaient visibles.
Á l'exception d'un nid sur lequel un mâle de 2 kilos environ montait la garde, tous étaient abandonnés, soit que la baisse du niveau ait fait fuir les mâles, soit qu'ils aient été capturés par des pêcheurs, soit, tout simplement, que l'éclosion ait eu lieu et que les mâles se soient dispersés (photos prises en juin).

Taille du nid et taille du sandre : le mythe est cassé...
On sait que le diamètre du nid est proportionnel à la longueur du sandre qui le garde, mais il y a une croyance selon laquelle diamètre du nid = longueur du sandre. Si tel était le cas nos eaux seraient peuplées de sandres de plus du mètre, car c'est ce que mesurent à peu près la plupart des nids !
En réalité, l'accumulation de sable qui délimite le pourtour du nid est le résultat des battements de queue du poisson qui tourne sur place, tête au centre (on se demande d'ailleurs dans quelle mesure le nid est réellement "construit", ou le simple résultat des mouvements incessants du géniteur). Quoiqu'il en soit, le diamètre du nid est sensiblement égal au double de la longueur du sandre qui le garde. Voilà qui devrait couper court aux fantasmes de sandres monstrueux. Désolé...


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Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:28

Pêche aux leurres souples

La pêche à la Verticale
Une technique qui ne se contente pas de nous faire pêcher "autrement", mais qui nous ouvre de nouveaux horizons sur les comportements des poissons (sandre en particulier), et sur les façons de provoquer l'attaque d'un carnassier, notamment quand il est peu agressif.
La Verticale -j'emploie une majuscule pour faire une différence avec d'autres pêches s'exerçant dans un plan vertical, comme la dandine (vertical jigging), et qui n'ont pas grand-chose à voir-, la Verticale disais-je, a fait son apparition en France il y a quelques années, à l'occasion d'un concours où participaient des pêcheurs hollandais, spécialistes de cette technique, qui remportèrent facilement l'épreuve.
Après une période de balbutiements, elle est en train de faire école chez nous, avec tout ce que cela implique : spécialistes précurseurs (authentiques ou "autoproclamés..."), nouvelle gamme de matériel, et surtout, plus passionnant, nouveau savoir halieutique.
Pêche au leurre souple "soutenu", en barque
La Verticale est avant toute chose une pêche en barque, élément principal et indissociable de cette technique. En quelques mots, le principe est le suivant : au lieu de lancer un leurre souple en direction d'un poste, et de l'animer en le ramenant vers la barque, on se contente de le laisser descendre à la verticale du bateau, de le décoller du fond, et de le soutenir en l'animant plus ou moins (plutôt moins que plus d'ailleurs).
On ne lance donc jamais, on se contente de guider le leurre en donnant ou reprenant du fil pour que sa trajectoire épouse celle du fond, tandis que le bateau se déplace très lentement, sous l'effet d'une dérive naturelle ou provoquée par quelques impulsion du moteur électrique.
Bien que ce ne soit pas strictement indispensable, on utilise presque toujours un échosondeur. Il donne des infos sur les variations du relief (et donc permet d'anticiper sur le "guidage" du leurre), la présence éventuelle de poissons à certaines profondeurs, etc.
Elle ne convient pas à tous les tempéraments...
Si vous êtes du genre impatient, hyper actif, qui aime que ça bouge, qui apprécie une belle gestuelle et une traque active, il est probable que la Verticale vous ennuiera. Si vous êtes au contraire un méthodique, un obstiné, un introverti qui pêche plus "de l'intérieur" que pour assurer le spectacle, elle risque de vous passionner. Bien entendu rien n'oblige à la pratiquer exclusivement, on peut très bien alterner avec d'autres techniques...
Mais surtout, la Verticale présente le gros avantage, une fois que l'on commence à la maîtriser, d'offrir des prises régulières, tout en permettant d'apprendre à connaître son plan d'eau et les tenues du poisson sur le bout des doigts (mieux à mon avis que d'autres techniques).
Sans être la technique miracle qui fait mouche à tous les coups quand rien ne marche, elle a tout de même la particularité de procurer souvent des touches (et parfois en quantité), alors que les méthodes classiques échouent, parce que les poissons ne sont pas assez agressifs. Elle les provoque, les harcèle, et éveille plus leur colère que leur crainte.
Il n'est pas exceptionnel de faire une pêche très correcte en Verticale alors que dans le même temps un pêcheur au manié ou au leurre souple classique ne voit pas une touche sur les même postes, parfois dans la même barque. Quand on a vécu cela plusieurs fois on ne se pose plus trop de questions quant à l'utilité ou pas de se mettre à la Verticale..

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default Repoussez les limites Avec le skipping

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:29

Bass et brochets sont embusqués sous une voûte végétale impénétrable. Seul le skipping peut les en déloger…
La technique du skipping associe un leurre anti-accrochage (en général un leurre souple sur montage texan) à un style de lancer très particulier. Le leurre ricoche sur l’eau et se faufile plusieurs mètres sous les obstacles de type végétation surplombante, ponton, etc. impénétrables par d’autres techniques
Ce lancer est un peu délicat à maîtriser et demande un entraînement régulier. Il consiste à faire ricocher son leurre plusieurs fois à la surface de l'eau avant d'atteindre son but. C'est un tir très rasant, dont l'utilité est évidente en rivière et parfois en lac, quand on prospecte en barque une berge bordée de frondaisons basses ou encore pour expédier son leurre sous un ponton. Ces postes inaccessibles au commun des pêcheurs recèlent souvent de belles pièces qui y trouvent ombre et quiétude.

On utilise en général un ensemble spinning maniable (lancer léger et nerveux de 1,80 à 2,10 m), une tresse fine et un leurre souple (gros ver en plastique, écrevisse, slug ou autre). Le montage texan peu ou pas plombé est quasi indispensable puisque l’on lance dans des trouées de végétation, dont il faut pouvoir ressortir sans accrocher.
On s’approche à quelques mètres de l'obstacle, sans alerter le poisson. Canne basse, scion tout près de l'eau, la bannière est réglée très courte. D'un mouvement vif du poignet, on fait un lancer rasant en visant la surface un peu devant l’obstacle. Le leurre frappe l’eau et ricoche à vive allure. Lors des rebonds il ne s'élève guère à plus de 10 cm de la surface, ce qui lui permet de passer sous des obstacles très bas et d’aller mourir à plusieurs mètres sous une voûte, contre la berge, là où se tient le poisson.
Reste à le faire mordre et à l’extraire en force, ce qui n’est pas le moins amusant sur ce matériel léger.
Cette technique géniale et amusante est efficace quand les conditions s’y prêtent. Entraînez-vous régulièrement en recherchant les secteurs où la méthode est applicable (aucun intérêt en eau libre). Avec de l’habitude on peut skipper avec du matériel casting, et des leurres plus variés que les seuls leurres souples (jigs, spinnerbaits, swimbaits).

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default Pêche en milieu hostile Le pitching

Message  Vincentcorsa le Dim 11 Nov - 10:30

En rivière ou en étang, le jig et le texan permettent de prospecter efficacement des postes « impossibles ».
Le pitching est une technique simple, qui permet de prospecter avec une très grande précision et au moyen de montage anti-accrochage des postes trop encombrés pour être pêchés avec les méthodes traditionnelles. Idéal au printemps quand les poissons se tiennent dans les obstacles, tout contre la rive.
Au printemps, en rivière, les eaux sont froides et le poisson se réfugie dans les bordures, parfois dans 50 cm d’eau, bien protégés par les tas de branchage, les racines, la végétation des rives, etc. En étang, les zones encombrées de nénuphars, les roselières, les berges boisées, etc. sont peuplées de carnassiers toute la belle saison. Les pêcheurs délaissent ces secteurs de peur d’y laisser leurs montages. Pourtant, avec la bonne technique et les bons leurres, vous pouvez y débusquer des poissons qui s’y croient en sécurité. Il faut s’approcher le plus possible et avec discrétion des postes encombrés, que ce soit en barque ou du bord. Puis, d’un geste sobre et précis, on lance sous la canne et on dépose le leurre dans une trouée, où on le laisse descendre en l’animant. Si au bout de 10 - 15 seconde, on n’a pas de touche on essaie dans une autre trouée.
Il existe deux types de leurres utilisables pour leurs qualités anti-accrochage : le jig et le leurre souple sur montage texan. Le premier accroche un peu plus souvent, et on le réserve donc aux postes moins « dangereux » : nénuphars, roselières, gros branchages pas trop denses. Sa silhouette compacte plait aux carnassiers, et il permet de ferrer à la touche. Le montage texan passe partout et il est plus économique. En revanche, il faut rendre un peu la main à la touche pour permettre au poisson d’engamer, surtout si l’on emploie un leurre allongé. Dans un cas comme dans l’autre, le ferrage est énergique, et on bride le poisson d’entrée de jeu pour l’extraire en force de l’obstacle.
Le pitching peut se pratiquer avec une canne à manier et un moulinet tambour fixe, mais on gagne en précision et en discrétion de posé avec un ensemble casting (canne médium heavy). Une tresse solide (20 à 28/100) et un bas de ligne en fluorocarbone (anti-abrasion) ou en acier (brochet) permettent d’extraire le poisson en force.

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